PRISCA FWI, JEUNE CRÉATRICE MARTINIQUAISE

 

Vous savez que dès qu’il s’agit de mettre en avant des femmes créatives, qui entreprennent, nous y mettons du cœur ! C’est pourquoi aujourd’hui, je vous propose de découvrir la jeune et talentueuse Prisca, créatrice de la marque Prisca FWI.

Qui se cache derrière Prisca FWI?

Ça va en surprendre plus d’un … Moi c’est Prisca.

J’ai 23 ans, je suis originaire de la Martinique et étudiante-entrepreneure depuis plus d’1 an.

Reconversion autodidacte, année sabbatique, reprise d’étude : mon parcours est clairement brouillon. Mais je ne regrette rien. En ce moment, je suis en master dans une école de commerce à Paris. J’ai principalement étudié le commerce, le marketing et le management de projet. Je me suis découverte une âme d’entrepreneure et de styliste, il y a presque 3 ans quand j’ai décidé de créer ma marque de prêt-à-porter.

Cette création a été une surprise autant pour moi que pour mon entourage. Je n’ai reçu aucune formation dans la mode, je ne savais pas dessiner et je distinguais à peine les matières. Mais ce n’était pas si insensé : ma grand-mère était une grande couturière de Fort-de-France, une vraie business woman. Elle n’a jamais acheté un seul vêtement de sa vie et confectionnait les plus belles tenues pour son carnet d’adresse ultra chargé. Ma mère, quant à elle, a passé une grande partie de son enfance à coudre, aux côtés de ma grand-mère. Finalement, je ne fais que prendre la relève.

 

@Priscafwi

 

@Priscafwi

D’où t’es venue l’idée d’appeler ta marque « Prise FWI »?

On ne dirait pas comme ça, mais il m’a fallu des mois pour obtenir ce nom lol. Choisir un nom de marque c’est compliqué. Mais j’ai finalement décidé de faire simple. Appeler mon projet par mon prénom, parce que c’est mon bébé, le fruit de mon travail et de ma personnalité. Le FWI parce qu’il définit tant ma personne que mon projet.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ton concept ?

Le premier concept de la marque, c’est de faire re-vivre le madras à travers des pièces modernes, tendances et du quotidien. L’idée est de casser l’image du madras réservé aux mariages, à la déco ou aux objets touristiques. Le madras est un tissu magnifique, sain et très varié. Et je voudrais qu’on puisse le porter aussi bien au travail, qu’en boite ou pendant un « date ». C’est une marque qui s’adresse à tous les amoureux (conscients ou non) du madras et de la culture antillo-guyanaise.

Ensuite, c’est également donner la possibilité à mes clientes (et clients) de porter une tenue qui leur ressemble. De se démarquer de part leur personnalité et leur culture. Et ça peu importe où elles sont dans le monde.

@Priscafwi

 

Comment t’es venue l’envie de créer?

C’est une question qu’on me pose souvent … et à laquelle j’ai du mal à répondre parce que je ne me souviens plus du moment exact de l’arrivée de cette idée lol. A mon avis, je devais trainer sur Instagram comme à mon habitude. Ce dont je me souviens, très précisément par contre, est lorsque j’en ai parlé pour la première fois. Et surtout comment elle a mûri et s’est affinée aux fils des discussions et des réflexions.

L’idée est partie d’un constat simple : le manque de visibilité du madras dans la mode. Que ce soit au niveau de la haute couture ou du prêt-à-porter, on n’y voit pas de madras. Ce tissu, pourtant emblématique, a beaucoup d’atouts. Il est sain : 100% coton. Il est jovial, coloré, et varié. On le retrouve sous différentes couleurs, épaisseurs, densités. Bref, il y a de quoi faire et pourtant il reste invisible. A l’inverse, on a vu l’essor international du wax, un des tissus emblématiques de l’Afrique. Je me suis alors dit : et si c’était notre tour ?

 

Quelles sont les matières que tu aimes le plus travailler ?

Quand je crée un modèle, il y a beaucoup de critères qui rentrent en jeu quant aux choix des tissus et de leurs compositions. Le madras est en coton, c’est pourquoi je travaille principalement avec du coton sous toutes ses formes : voile, gabardine, popeline. Parfois, avec d’autres tissus mélangés. Mais ma seule règle, c’est la composition. Le coton doit obligatoirement être majoritaire : pour le respect de la peau et du corps.

Prochain défi : créer toute une collection avec de la broderie anglaise !

 

@Priscafwi

Où puises-tu ton inspiration ?

J’ai trois grandes sources d’inspirations :

  • Pour la similarité : les Big Boss du wax. Ces femmes, à la tête de grandes marques dédiées à la mode du wax, avec leurs success stories de fou et leurs modèles à tomber par terre.
  • Pour la tendance : Instagram et Pinterest. Où on retrouve les fashions-addicts, bloggeuses et designeuses qui construisent la mode de demain.
  • Pour l’originalité : les défilés de mode des grands (et petits) couturiers. Je ne suis pas fan du monde de la haute couture mais il faut admettre qu’ils ont du talent les gars.

 

S’agit-il de ton métier ou de ta passion ? 

Trop difficile à répondre, un peu des deux. Entreprendre est un métier difficile c’est sûr, mais c’est la passion qui fait tenir.

 

Quelle vision as-tu de ton métier et quels en sont les avantages et inconvénients ?

Le métier d’entrepreneur c’est peut-être un des métiers les plus complets et complexes qui existent. Les avantages c’est de choisir pour qui, pour quoi et comment on va travailler. Par exemple, c’est définir  ses missions, son domaine d’activité, ses objectifs. C’est également définir ses horaires, son organisation. C’est un métier très « personnel » parce que c’est une extension de soi-même.

La première difficulté c’est de comprendre qu’un entrepreneur crée une structure dont toute la responsabilité se repose sur le créateur lui-même. Echec ou réussite, on ne peut blâmer que soi-même et pas le collègue qui n’a pas envoyé son compte-rendu à temps.

Etre entrepreneur c’est aussi faire face à d’innombrables obstacles, difficultés, freins. Peu importe leur nature. Et c’est savoir les surmonter. Faire face à la négativité des gens, aux rejets.

Mais dans tous les cas, c’est le métier le plus riche qu’il existe. On passe son temps à apprendre, apprendre et apprendre. Et pour moi, c’est le meilleur côté du métier.

 

Quels sont tes projets à venir?

J’ai beaucoup de nouveaux petits objectifs pour cette année 2019 comme proposer plus de choix, de tailles, créer mon site internet, organiser des ventes privées ect. Mais mon grand projet c’est de devenir la première référence du prêt-à-porter madras en Hexagone, aux Antilles et en Guyane en travaillant avec les talents, les ressources et la culture provenant des outre-mer.

 

Merci Prisca pour tes réponses !

Vous pouvez la suivre sur Instagram : @Priscafwi

 

Sass💋

 

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