NON, JE N’AIME PAS LA MAGIE DU DEBUT

insta: majusilva

Han, kissa ki rivéy enco a ?

Petit apéro entre potes. On débat sur un sujet récurrent :

« si un gars t’emmène au Macdo au premier rendez-vous, tu lui laisses une chance ? »

Bon, à moins que l’on ait atterri au Macdo sans le vouloir, la réponse est : NON je lui donne pas de chance! Faut pas déconner ! Ga missié ti brin !

Mais cette discussion m’a fait prendre conscience de l’évolution de ma conception de la « zaye ». Bien que le fait de m’emmener de son plein gré dans un fast-food pour un premier rendez-vous relève, selon moi, du manque de respect, ma perception de la drague, et de « ce qu’un homme doit faire pour me séduire », a sensiblement évolué  en 10 ans. Et le constat est sans appel : moins il en fait, mieux c’est car je ne veux plus être victime de « la magie du début ».

bobiproduction

La « magie du début », c’est comme son nom l’indique quand tu commences à fréquenter la personne et que tout est nouveau et beau et qu’on est hyper niais ! Il est gentil et attentionné, tu es belle, sexy, sensuelle toute douce et timide (dapréw), c’est la fougue la passion, on fait plein de sorties, plein d’activités, on se parle H24 sur Whatsapp…. Mais comme dirait Kaporal Korossol: « sé la poussiè ki la Harry potter » 

Parce que le quotidien, la vraie vie reprend le pas sur cette parenthèse enchantée.
Et c’est bien ça le problème.

Certaines études tendent à démontrer que de nombreuses relations ont du mal à passer le cap des 3 mois: Cette période charnière qui marque la fin du flirt et le début des « choses sérieuses ». On commence à voir comment l’autre vit, fonctionne, ce qui met en lumière nos divergences d’opinions. On voit les petits défauts, les premières disputes apparaissent, et c’est normal en fait. Encore faut-il savoir les surmonter. Bref on peut déchanter.

Mon constat est le suivant :
On est tous un peu responsable de cette situation.
Certaines hommes se mettent une pression de ouf pour satisfaire un certain type de femmes qui veulent vivre un conte de fée. (je caricature mais regarde autour de toi, et tu verras de quoi je parle).

J’ai été comme ça aussi, j’aimais qu’un homme me libère de mon quotidien terne et fade. Mais ça dure jamais ça, et puis pardon, mais…c’est pas la vraie vie !

J’ai plus envie de ça, je n’aspire plus à ça. Ouais j’ai envie de savoir tout de suite « à quelle sauce je vais être mangé ». Oui un homme qui est trop « lover » ça a désormais tendance à me faire ultra peur, ça m’angoisse parce que je me demande H24 «mais c’est quand qu’il va changer » ?

Et puis bon, j’ai presque 30 ans, c’est pas maintenant que je vais commencer à m’émouvoir parce que le gars m’a emmené à Madiana et que, oh mon Dieu, il a payé la place ET les popcorns …. Moli !

Frère, si c’est « pâtes-saucisses » ki ni parce que le truc est chaud en ce moment, inbin pani pwoblem.  Et je le pense vraiment, c’est pas une posture. Je le vis en ce moment ! Des fois y’a, des fois y’a pas. Des fois il peut payer le resto, des fois c’est moi qui paye le ciné. Et ça ne me dérange pas. Des fois on se dispute, parce qu’on est en désaccord, et c’est pas grave, on ne se connait pas hyper bien. On apprend à connaitre l’autre et on fait des réajustements!

Que les choses soient claires, moi aussi j’aime qu’on m’emmène au bout du monde et qu’on me dise :   « t’inquiète c’est moi qui paye » (quelles douces paroles à mes oreilles) je dis juste que la vie m’a montré que souvent ben ça pouvait cacher des vieux vices dégueulasses.

au diable la drague, je gagnerai ton coeur grâce à ma maladresse – pinterest

En ce qui me concerne j’ai une flemme intergalactique de me faire passer pour la meuf gentille et douce qu’on attendrait que je sois. Je suis chiante, fèt chié et débiélée: le genre à faire les solos de guitare quand elle écoute Sweety doudou de Jean-Luc Guanel, et à crier « on tape on tape on tape tape tape » comme si elle était à la fête patronale du Robert. Et si tu m’aimes, ben tu m’écoutes faire les solos de guitare et tu subis ! Voila!

Je vais prendre un menu relation simple, sans chichis avec une boite de 6 sauces chinoise, et un Fanta, à emporter steplai !

Un coucher de soleil avec un verre de vin blanc avec celui qui nous fait péter des câbles H24 mais qui se réveille en pleine nuit pour nous faire des thés gingembre quand on a la grippe, inbin, pour moi, c’est ça la vraie magie!

 

 

 

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