ANTI FASHION, MODE TOUJOURS

Lidewij Edelkoort sensibilise les professionnels de la mode autour de son manifeste « Anti_Fashion ». Il dénonce les pratiques de l’industrie textile et prône le recyclage, l’upcycling, et ainsi, une fabrication « propre » et écoresponsable.

Qui est Lidewij Edelkoort ? Une grande prêtresse pour une mode plus responsable, Lidewij Edelkoort s’engage. Elle est fondatrice du bureau Trend Union et auteure du manifeste AntiFashion en 2015, devenu par la suite un rendez-vous (quasi incontournable) à Marseille pour réunir les acteurs du secteur et les inviter ainsi à en chambouler les codes.

« Véritable plate-forme d’expression, son objet est de mettre en lumière toutes les dynamiques, initiatives, idées, acteurs qui participent au renouveau de la mode et au-delà d’une économie plus responsable. Parce que tous les secteurs sont aujourd’hui en train de se réinventer.

ANTI_FASHION PROJECT est un projet ouvert à tous, dans lequel tous les acteurs, industriels, universitaires, étudiants, citoyens, créateurs et entrepreneurs peuvent se rencontrer pour échanger, collaborer et proposer ensemble des réseaux de développement et créer de nouveaux projets. C’est une plate-forme participative, un laboratoire de recherche, qui va permettre de mettre en place des collaborations autour de savoir-faire différents, et créer de nouveaux projets durant le Workshop, les Rencontres et le programme de Mentoring. « 

Lidewij Edelkoort est aussi selon le Times l’une des 25 personnalités les plus influentes de la mode. La mode, secteur hyper polluant, où tout est à revoir selon elle et beaucoup d’autres désormais.

De ce mouvement sont nées de nouvelles inspirations où l’upcycling prend tout son sens. Des tas de fringues dans un vaste hangar, bons pour devenir chiffons ou autres en sont extraits quelques pièces qui deviendront des créations uniques. Un résumé très résumé mais l’idée est là. On fait avec ce qui existe déjà. On crée avec ce que l’on a sous la main et pas en allant le chercher à l’autre bout du monde. On revalorise, on revisite, on détourne, on limite ainsi l’impact carbone, les exploitations diverses et variées (souvent humaines). Selon elle et de nombreux autres acteurs de la mode il faut réinventer un système visiblement en bout de souffle. Eco responsable et responsable puisque les artisans sont vraiment pris en compte dans la chaîne de ce secteur. Leurs ouvrages, créations, trouvent là une sorte de label qui respecte pleinement leur travail. Son manifeste n’est pas pour autant anti mode puisque être anti fashion est devenue hyper tendance.

Marine Serre, jeune designer qui révolutionne et bouscule à sa manière ce monde qui fait encore rêver a utilisé pour son premier défilé à Paris en Février dernier, de vieux stocks de beaux foulards en soie qui une fois triés et lavés ont été bâtis en robe. Et de ballons de gym elle en a fait des sacs. Sans être une addict du recyclage, elle privilégie le portable et le fonctionnel, elle a tout de même pris le courant anti gâchis en compte.

Déjà, en 2007, Liya Kebede, top model international engagé (et actrice dans Fleur du Désert) a créé sa propre marque. Devant le constat que les tisseurs traditionnels de son pays natal (l’Ethiopie) n’avaient plus de travail et afin de préserver cet art du tissage Lemlem a été créée. Au départ, une ligne de vêtements pour les enfants puis des collections pour les femmes et les hommes ont suivi. Artisanat, éthique et « mode » peuvent très bien fonctionner.

Pour en savoir plus et découvrir :

https://www.anti-fashion-project.com/about/

https://marineserre.com

https://www.lemlem.com

 

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