C’EST LA RENTRÉE !

 

Septembre, c’est le mois des reprises !

On retourne au boulot, on se remet au sport, on prend de bonnes résolutions… et on fait sa rentrée culturelle.

Ça tombe bien ! Le Théâtre Aimé Césaire et Tropiques-Atrium débutent leurs nouvelles saisons cette semaine.

En ouverture – pour le plus grand bonheur des amateurs de théâtre – deux pépites sont programmées :

« NOIRE » au Théâtre Aimé Césaire et « QUI A TUÉ MON PÈRE » à Tropiques-Atrium.

 « NOIRE »

Projet du collectif F71, d’après Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin de Tania de Montaigne.

Sur scène, deux jeunes femmes talentueuses. Sophie Richelieu, comédienne, qui dans un va-et-vient impressionnant, incarne les nombreux personnages et Charlotte Melly, illustratrice dessine en direct, avec force et poésie.

Charlotte Melly et Sophie Richelieu

Ensemble, elles assurent une performance remarquable. Sur une mise en scène originale de Lucie Nicolas, elles offrent aux spectateurs un roman graphique théâtral où se mèlent cours d’histoire, leçon d’instruction civique, éducation graphique et juridique…

L’histoire est celle de Claudette Colvin, une lycéenne de 15 ans, qui refuse (9 mois avant Rosa Parks) de céder son siège dans le bus à une passagère blanche. Nous sommes en 1955, à Montgomery en Alabama, dans l’Amérique ségrégationniste. Et lorsqu’on est noire, jeune, pauvre et que par malheur on tombe enceinte, on a peu de crédit, même au sein de son propre camp, mais Claudette Colvin ne se laisse pas faire. Elle attaque la ville en justice…

Vendredi 13 et samedi 14 septembre, à 19h30, au théâtre Aimé Césaire. Infos et résas au 0596 59 43 29.

 

«QUI A TUÉ MON PÈRE»

Mise en scène et remarquablement interprétée par Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Starsbourg, cette pièce d’Édouard Louis décrypte les mécanismes de domination qui broient les êtres et leurs relations.

Un texte fort, plein d’amour, qui décrit la parole et le regard d’un fils sur son père, depuis les premiers souvenirs d’enfance jusqu’à la « mort sociale » de ce dernier, à 50 ans à peine.

Édouard Louis livre un texte intime, une lettre au père, pleine de souffrances où il raconte l’évolution d’une relation et la réconciliation avec son père.

Qui sont les gens qu’on appelle « les classes populaires » et dont les femmes et hommes politiques ne cessent de parler comme étant des « fainéants » ou des « exclus » ?

Ce spectacle, politiquement engagé, est aussi une vive critique des politiques successives des 40 dernières années, le passage du RMI au RSA, le déremboursement des médicaments… et la pression que toutes ses petites agressions ont engendré. Édouard Louis y prend la parole pour les « invisibles », ceux qui ne disent rien, il dénonce les coupables…

Samedi 14 septembre, à 20h, salle Aimé Césaire à Tropiques Atrium, scène nationale. Infos et résas au 0596 70 79 29.

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