LA MEUF SANS SENTIMENTS

Je suis la dans mon lit tu vois, j’écoute le son de Kygo – with you où le gars est clairement en train de chialer sa race pour une meuf, et je me suis rendue compte que ça faisait longtemps que j’avais pas chialé ma race pour un gars!

*je tiens à préciser que je galère à écrire cet article non pas parce que c’est ultra personnel mais parce que j’utilise un clavier anglais au travail et je sais plus où sont les touches sur mon ordi (Charlina arrête de cliquer sur le Q quand tu veux cliquer sur le A!!)

Je sors d’un genre de gros pwel interminable. Le genre de relation toxique désastreuse à laquelle tu as voulu mettre fin, sans succès. Vraiment, la meuf a tout essayé : les classiques blocages WhatsApp (suivi d’un déblocage off course), les suppressions de téléphone où tu finis par demander à une amie en commun le num du mec, les « j’arrête de lui parler » mais bon, tu lui reparles parce que la nostalgie d’une relation qui n’existe plus depuis bien longtemps te re-pète à la gueule… bref on connait

Mais un jour j’ai réussi à envoyer « l’individu » « aller manger manger cochon ».
(expression préférée de ma mère quand miss Martinique n’est pas sélectionnée parmi les 12 finalistes de miss France. Ce qui donne:« yo di Matinik alé mangé mangé cochon »)

Ca fait un an maintenant qu’il est « allé manger mangé cochon » donc, et le truc c’est que depuis, je ne ressens plus RIEN ! Genre vraiment rien, c’est comme si je n’avais plus d’amour disponible pour une potentielle personne you know what i mean ou you pa ka know ?

En fait, ça ne me déplait pas, mais c’est ultra chelou.

J’ai tellement donné, et là, j’ai plus rien à donner. Mon stock est sold out, mon plugging a planté.  

J’ai ressenti pendant deux ans, une tristesse quotidienne, une sorte de douleur lancinante, un truc qui te lâche pas même quand tu manges tes céréales (je mens je mange pas de céréales en Martinique ça coûte un bras, et c’est que du sucre, et 1kg de sucre Le Galion c’est moins cher)….

Et un jour, cette douleur m’a quitté ! Comme ça flap! Et tu vois c’était MA douleur, je l’avais apprivoisée, nous deux on avait une relation fusionnelle, et, elle était plus là!
Je m’en suis pas rendue compte tout de suite. C’est en discutant avec des collègues qui s’étaient encore foutues dans une histoire « amoureuse » compliquée, que j’ai compris. J’ai compris que j’étais passée par là et que j’avais survécu. La meuf c’est une résiliente, la meuf est une rescapée du gros-pwel !

An fond tche mwen j’étais en mode « moi j’ai pas gros pwel beuleuleup » !
Non j’ai pas de gros pwel, parce que j’aime personne, personne ne me plait, je veux pas aimer quelqu’un, man pa enlè ayin, j’ai pas envie de trouver l’amour (même si je sais que ça ne se décide pas) … je suis vide… de tout sentiment et je suis bien comme ça. Bien sûr je suis pas couillon hein, je sais que ça ne va pas durer (ce ne serait pas sain) mais franchement je profite de cette petite parenthèse dans ma vie!

Maintenant que les hommes, leur corps sexy, leurs abdos, leur bouche charnue…et tout le reste… ne sont pas au centre de mes préoccupations, je peux me concentrer sur des trucs super importants genre, comment faire disparaître les sargasses au Robert et plus particulièrement au quartier Pontaléry !

Bon voilà, je suis peut être cheloue, mais je ne ressens plus rien, peut-être que ça a un nom, attends je vais tcheker sur Google !
Few minutes later….
…. AY MON DIEU Google a dit que je suis une psychopathe ! Vasy je vais dormir!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *